Photographe naissance et formatrice en marketing depuis 8 ans, Audrey RD partage sa méthode concrète pour trouver des clients, se démarquer et fixer ses prix.

🎧 Podcast Fotostudio #005 ⏱ 57 min 📸 Invitée : Audrey RD 🎙 Animé par Anthony Heukmes

En résumé :

Pour un photographe, le marketing ne se résume ni aux publicités Facebook ni au référencement. Selon Audrey RD, qui forme des photographes depuis huit ans en France et en Europe, il repose d'abord sur trois choses :

• Écrire ses objectifs, et s'en fixer peu

• Construire une identité qui ne ressemble qu'à soi

• Soigner l'expérience client au point que les clients vous recommandent

Le reste (prix, offres, communication) en découle.

Dans cet épisode du podcast Fotostudio, Anthony Heukmes reçoit Audrey RD, photographe spécialisée grossesse, naissance et enfance, et formatrice en marketing appliqué pour photographes. Ancienne commerciale, elle partage sans filtre ce qui fonctionne vraiment sur le terrain, loin de la théorie.

Qui est Audrey RD ?

Audrey RD est photographe spécialisée dans l'enfance (grossesse, naissance, famille), connue sous le nom Photography by Audrey, et formatrice en marketing pour photographes depuis huit ans.

Son parcours explique sa méthode :

  • 14 ans de commerce avant la photo, auprès de professionnels comme de particuliers. Elle se décrit comme une « femme de terrain ».
  • Une spécialisation dès le premier jour : elle a voulu se spécialiser tout de suite plutôt que de tout photographier.
  • Une signature reconnaissable : les créations d'univers en studio, proposées toute l'année et pas seulement à Noël, à une époque où très peu de photographes en France le faisaient.
  • Une formatrice qui continue de se former : chaque année, elle planifie à l'avance les formations qu'elle suivra, en photo comme en marketing.

« Ce n'est pas de la théorie, c'est du marketing qui fonctionne sur le terrain. »

Audrey RD

Qu'est-ce que le « marketing appliqué » pour un photographe ?

Le marketing appliqué désigne, chez Audrey RD, des techniques testées en conditions réelles par une photographe en activité, puis adaptées à la situation de chaque élève. Ce n'est pas un catalogue de théories à appliquer telles quelles.

Concrètement :

  • Elle teste avant de transmettre. Les nouvelles techniques qu'elle découvre en formation, elle les essaie d'abord dans sa propre entreprise.
  • Tout n'est pas bon à prendre pour tout le monde. Son exemple : le parrainage. Certains photographes l'adoptent, d'autres disent « ce n'est pas moi ». Dans ce cas, on cherche un autre levier pour arriver au même résultat : développer son portefeuille client ou fidéliser sa clientèle.
  • Le marketing concerne tous les niveaux. Débutant ou installé depuis 10 ans, « tu es amené à un moment donné à devoir faire du marketing », que ce soit pour trouver des clients, relancer une activité qui stagne ou retrouver le plaisir de travailler.

C'est la même logique que celle de Fotostudio : un outil de gestion généraliste existe pour tous les métiers, mais un outil conçu pour les photographes répond à leurs vrais besoins. Le marketing aussi gagne à être spécialisé.

1. Écrire ses objectifs, et pas plus de trois par mois

L'erreur la plus fréquente selon Audrey RD : garder ses objectifs « dans sa tête ».

« Est-ce que tu l'as noté, concrètement ? » « Ben non, je l'ai là. »

Audrey RD

Le problème, c'est qu'on a « 36 millions de choses » en tête et qu'aucune n'avance. Sa règle est simple :

  1. Écrivez vos objectifs noir sur blanc.
  2. Limitez-vous à environ trois actions par mois.
  3. Faites-les, puis cochez-les. Voir les tâches terminées entretient la motivation.

D'après elle, en procédant ainsi, on avance « trois fois plus vite ».

Anthony Heukmes ajoute un piège qu'il a souvent observé : la to-do list trop ambitieuse. Un jour de grande motivation, on se fixe dix tâches pour le lendemain, on n'en tient que trois et on finit la journée démotivé, déjà en retard sur la suivante. Mieux vaut peu d'objectifs, travaillés chaque jour.

À retenir : un objectif non écrit reste une intention. Peu d'objectifs, mais tenus, valent mieux qu'une longue liste abandonnée.

2. Le travail régulier finit toujours par payer

Audrey RD a interrogé de nombreuses photographes qui ont réussi, en France et ailleurs en Europe, avec une question simple : « Qu'est-ce qui a fait qu'aujourd'hui, tu en es là ? »

Elle dit avoir reçu toujours la même réponse : elles ont travaillé beaucoup plus que les autres. Au lieu de faire défiler les réseaux sociaux, elles enchaînaient les tutoriels YouTube jusqu'à réussir telle photo ou telle retouche.

Il ne s'agit pas de travailler des dizaines d'heures par jour. La nuance, formulée par Anthony, c'est la régularité : consacrer chaque semaine un nombre d'heures fixe à son marketing pour progresser petit à petit.

Audrey compare la réussite d'un photographe à un iceberg : on ne voit que la partie émergée et l'on oublie toutes les étapes en dessous.

« On n'est pas arrivé là en claquant des doigts. »

Audrey RD

3. Se démarquer en créant son propre univers

Comment un photographe se démarque-t-il de la concurrence ? Pour Audrey RD, la réponse tient en deux points : une identité visuelle reconnaissable et être soi-même.

Une signature que l'on reconnaît au premier coup d'œil

Audrey a trouvé très tôt son identité : elle voulait qu'en regardant ses photos, on se dise « ça, c'est Audrey ». Résultat : ses clients ne la contactent pas en disant « je cherche un photographe pour mon bébé ». Ils disent :

« Je suis tombée sur votre page et j'ai adoré l'univers. »

Une clientèle qui vous choisit pour votre style compare moins les prix et vous recommande plus volontiers.

Être soi-même, quitte à ne pas plaire à tout le monde

« Le client ressentira toujours quelqu'un qui fait semblant. »

Audrey RD

Jouer un rôle peut tenir quelques années, mais finit par s'essouffler. Anthony cite l'exemple de Sébastien Roignant, photographe de mariage et youtubeur au style très marqué : certains l'adorent, d'autres non, mais il ne laisse personne indifférent. À l'inverse, la plupart des sites de photographes se ressemblent : même ton, même discours, aucune personnalité qui donne envie d'aller plus loin.

Vous n'êtes pas obligé de suivre la tendance

Audrey raconte le cas d'une photographe inquiète de ne pas avoir envie de faire des mini-sessions, alors que « tout le monde en parle ». Elle préférait un style naturel, lumineux, sans fond studio. Sa réponse : « Si ça te fait kiffer, fais-le. Qui t'en empêche ? »

À retenir : il y a de la place pour chaque photographe, à condition d'avoir un style, une communication et des prix qui lui ressemblent. La concurrence pèse surtout sur ceux qui se ressemblent tous.

4. Les partenariats naissent de la gratitude

L'histoire du château d'Orleix (Hautes-Pyrénées) est l'un des moments forts de l'épisode, et un vrai cas pratique de partenariat local.

  1. Premier contact. Audrey demande à la propriétaire, Béatrice, l'autorisation de photographier un couple dans le château. Beaucoup de photographes y passaient déjà.
  2. La différence. Après la séance, elle prend le temps de lui montrer les photos réalisées dans son château et de discuter, au lieu de repartir aussitôt.
  3. Une reconnaissance publique. À chaque publication, elle mentionne systématiquement le château d'Orleix, sans rien attendre en retour, simplement pour remercier.
  4. L'exclusivité. Touchés par sa démarche, Béatrice et Patrick font d'elle leur photographe exclusive.
  5. Le studio. Ils finissent par lui proposer d'installer son studio dans une pièce du château, où elle travaille pendant près de six ans.

Pour Audrey, ce lieu a aussi donné une histoire à raconter à ses clients (« venez faire vos photos dans un château »). L'étiquette lui colle encore à la peau, plusieurs années après avoir déménagé à quelques mètres de là.

À retenir : citer ses partenaires, montrer son travail et entretenir la relation sont des actions marketing gratuites qui peuvent changer une carrière.

5. Anticiper comme une marque de prêt-à-porter

Audrey a travaillé dans un surf shop à ses débuts. Les marques venaient présenter leurs collections d'hiver en plein été, avec au moins six mois d'avance.

Elle applique ce principe à la photographie :

  • Planifiez vos temps forts à l'avance : Noël, fête des mères, rentrée, événements thématiques.
  • Prévoyez un plan A, un plan B et un plan C. La crise sanitaire de 2020 l'a montré : les photographes qui avaient anticipé ont mieux traversé l'arrêt brutal de l'activité.
  • Préparez votre organisation. Audrey explique qu'un outil comme Fotostudio l'a aidée à gérer des volumes importants, notamment pour ses mini-sessions de Noël : réservations, factures et e-mails clients. « On ne se rend pas compte à quel point le temps est précieux. »

« Si tu n'anticipes pas, tu te retrouves à te dire : je pensais y arriver, mais je ne comprends pas pourquoi je n'y arrive pas. »

Audrey RD

6. Si vous hésitez sur votre prix, votre client hésitera aussi

Le calcul de ses prix fait partie des bases du marketing selon Audrey. Beaucoup de photographes proches du burn-out n'ont pas des prix alignés avec leurs valeurs ni avec la clientèle qu'ils veulent attirer.

Le blocage qu'elle entend souvent : « Je ne peux pas pratiquer ces prix, je ne m'appelle pas [photographe reconnue]. » Sa réponse :

« Ce n'est pas une question de s'appeler un tel ou un tel. C'est une question de confiance en ton travail. Si toi tu hésites, ton client va hésiter. »

Audrey RD

Son exercice en formation : se mettre à la place du client devant sa propre offre. « Tu prends ou pas ? » Si la réponse commence par « ben… », l'offre n'est pas prête.

Vendre avec ses tripes : l'exemple des séances 100 % femmes

Quand Audrey lance une séance 100 % femmes, elle sait qu'elle sera complète en une semaine maximum. Pourquoi ? Parce qu'elle l'a vécue elle-même. Elle trouve donc les mots justes pour toucher sa cible : des mamans qui prennent beaucoup de temps pour les autres et peu pour elles. « Pour une fois, on prend le temps pour soi. »

À retenir : vous ne vendez bien que ce que vous avez compris de l'intérieur. Les bons mots pour votre cible viennent de cette expérience.

7. L'expérience client est votre meilleur marketing

Audrey distingue deux types de communication :

Communication directe Communication indirecte
Publications, publicité, offres, prises de contact Relation client, attentions, empathie, écoute
Vise à attirer Vise à fidéliser et à faire recommander
Souvent la seule à laquelle on pense Souvent négligée, pourtant décisive

« Ce que tes clients attendent, c'est d'être compris. »

Audrey RD

Beaucoup de photographes pensent écouter leurs clients. En formation, on s'aperçoit souvent que ce n'est pas le cas.

Le point de vue du client (et du conjoint)

Anthony Heukmes partage son expérience de client : avec sa femme, photographe, et leur fille, il a fait des séances chez six photographes différents. Pour lui, non-photographe, toutes les photos étaient belles. Ce qui fait la différence, c'est le moment passé :

  • chez certains, il souriait poliment en attendant que la séance se termine ;
  • chez d'autres, il s'est vraiment amusé.

Le jour où il recommande un photographe, c'est vers ces derniers qu'il oriente.

Audrey le confirme : les photographes regardent la technique, alors que la famille retient la complicité, le naturel et le plaisir partagé. Son mari a qualifié de « pépite » le photographe qui avait compris ce que voulait leur famille.

Tout est lié : une communication qui vous ressemble attire des clients qui vous ressemblent. Ils passent un bon moment, puis ils vous recommandent.

Les erreurs marketing les plus fréquentes chez les photographes

Les pièges à éviter d'après l'épisode :

✗ Garder ses objectifs en tête au lieu de les écrire.

✗ Se fixer trop de tâches et se décourager.

✗ Copier-coller les textes d'autres photographes. Vos mots sont déjà du marketing, puisque c'est vous que vous vendez à travers eux.

✗ Réduire le marketing à la pub et au SEO, en oubliant le message et la cible.

✗ Jouer un rôle pour coller à ce qui « marche » chez les autres.

✗ Fixer des prix auxquels on ne croit pas.

✗ Négliger l'expérience client et la communication indirecte.

✗ Ne pas anticiper les saisons et les imprévus.

✗ Croire qu'on est arrivé : Audrey continue de se former chaque année.

FAQ : marketing et objectifs pour photographes

Comment un photographe peut-il trouver plus de clients ?

En définissant d'abord sa cible et le message qui la touche, puis en développant une identité visuelle reconnaissable. Il faut ensuite soigner l'expérience client pour générer du bouche-à-oreille. Les partenariats locaux (lieux, prestataires) cités systématiquement dans les publications sont aussi un levier efficace, comme le montre l'exemple d'Audrey RD avec le château d'Orleix.

Comment se démarquer quand on est photographe ?

En créant un univers qui ne ressemble qu'à soi et en restant authentique dans sa communication. Selon Audrey RD, le client sent toujours quand quelqu'un fait semblant, et c'est la personnalité qui fait la différence entre des photographes au niveau technique comparable.

Comment fixer ses objectifs quand on est photographe indépendant ?

Écrivez-les, limitez-vous à environ trois actions par mois et consacrez chaque semaine un temps fixe à votre marketing. Un objectif non écrit reste une intention ; une liste trop longue mène au découragement.

Le marketing, est-ce seulement les réseaux sociaux et la publicité ?

Non. Le marketing commence par le choix de sa cible et du message qu'on lui adresse. Il inclut aussi la « communication indirecte » : la relation client, l'écoute, l'empathie et les attentions qui fidélisent.

Comment fixer ses prix de photographe sans se sous-estimer ?

Alignez vos prix sur la clientèle que vous visez et sur la valeur que vous accordez à votre travail, puis testez votre offre en vous mettant à la place du client. Si vous hésitez en annonçant votre tarif, le client hésitera aussi.

Le marketing est-il utile pour un photographe débutant ?

Oui. Audrey RD forme aussi bien des débutants que des photographes installés depuis dix ans. À chaque étape d'une carrière, on finit par avoir besoin du marketing, et les débutants ont toute leur place en formation.

Comment gagner du temps sur l'administratif quand on est photographe ?

En centralisant la gestion des clients, des réservations, des devis, des factures et des e-mails dans un logiciel conçu pour les photographes, comme Fotostudio. Audrey RD explique l'avoir utilisé pour gérer ses mini-sessions de Noël et le temps libéré peut être réinvesti dans la photo et le marketing.

Transcription intégrale de l'épisode

Vous préférez lire ? Voici la transcription complète de l'échange entre Anthony Heukmes et Audrey RD, découpée en chapitres.

Cet épisode a été enregistré fin 2020, pendant la crise sanitaire. Les conseils partagés restent d'actualité ; certaines références (formations, événements) concernent cette période. Transcription « verbatim nettoyée » : les tics de langage et répétitions ont été allégés pour la lecture, sans modifier le propos.

Lire la transcription complète (environ 10 700 mots)

Chapitres :

00:00Présentation d'Audrey RD et son parcours

Anthony : Salut à tous et bienvenue sur le podcast Fotostudio. Chaque mardi, j'interviewe un photographe ou un expert d'un secteur spécifique pour vous permettre d'évoluer et de progresser dans votre métier. Je suis Anthony Heukmes, fondateur de Fotostudio.io, une plateforme utilisée au quotidien par plus de 1000 photographes francophones. Fotostudio leur permet de gagner un temps considérable dans leur travail administratif en simplifiant la gestion de leurs clients et de leurs shootings. Si tu apprécies le podcast, pense à le partager et à t'abonner sur ta plateforme préférée.

Je reçois aujourd'hui Audrey RD, qui nous parle de son parcours de photographe naissance et grossesse, mais surtout de marketing. Cela fait en effet 8 ans qu'elle forme des photographes pour les aider à développer leur activité.

Salut Audrey, merci d'être avec nous pour cet épisode.

Audrey : Merci à toi de m'avoir invitée, c'est gentil.

Anthony : Pour les photographes qui ne te connaissent pas encore, est-ce que tu pourrais commencer par te présenter ?

Audrey : Oui, je suis Audrey, je suis photographe spécialisée dans les photos de l'enfance, tout ce qui a trait à l'enfance. Mais je suis aussi formatrice en marketing appliqué pour les photographes. Je suis maman de deux adorables garçons. C'est un peu classique comme démarrage de présentation, parce qu'on est quasiment toutes mamans quand on se présente. Mais je suis fière d'être maman, alors je le dis. J'ai deux adorables garçons qui s'appellent Jaden et Erickson.

Qu'est-ce que je peux te dire sur moi ? J'étais commerciale pendant 14 ans avant d'être photographe. Ça fait huit années que je suis photographe, et spécialisée directement : j'ai voulu impérativement me spécialiser dès que j'ai commencé. Mais ça, on en parlera peut-être un petit peu tout à l'heure.

Pendant 14 ans de commerce, j'ai vraiment mangé du terrain. Je le dis vraiment comme ça. Et souvent, les élèves me le disent : « C'est ça qui nous plaît dans tes formations, c'est que tu as vraiment été sur le terrain, à proprement parler. » Une femme de terrain, c'est vraiment le bon mot qui peut m'être attribué. Et j'ai été aussi bien avec des professionnels qu'avec des particuliers. Ce n'est pas la même approche, on est d'accord, ce n'est pas du tout la même approche. Et c'est ce qui m'a permis aussi de former mes élèves aujourd'hui.

Depuis huit ans, je forme des photographes, en France et en Europe. Et l'important pour moi, c'était de pouvoir leur donner toutes les techniques qui fonctionnent vraiment sur le terrain. Ce n'est pas de la théorie, ce n'est pas du marketing théorique, c'est vraiment du marketing qui fonctionne sur le terrain, tout simplement.

Anthony : Super. Donc, ça veut dire que quand tu as commencé, tu as dû te former à la photo. Tu n'avais aucune formation photo à la base, tu t'es formée un peu sur le tas ?

Audrey : Tout à fait. J'ai suivi des formations aussi, bien entendu. Et encore maintenant, tu sais, je ne vis jamais sur mes acquis, dans n'importe quel domaine. Et je pense que c'est très, très important. C'est pour ça que je pense que mes élèves se reconnaissent beaucoup en moi. Elles me disent : « Mais c'est vrai qu'à ton niveau, tu en passes encore ? » Oui, bien sûr, je passe encore des formations.

Peu importe les formations que je passe, à partir du moment où tu es en lien direct avec tes clients, l'objectif, c'est d'être crédible. Si tu t'informes des nouvelles choses, des nouvelles techniques qu'il peut y avoir, que ce soit dans la photo ou même dans les formations, tu es dans le move. Et je leur dis : « Restez toujours dans la vague. » C'est hyper important de pouvoir rester vraiment dans le mouvement.

Par exemple, je te donne la dernière formation que j'ai faite en one-to-one : c'est avec Déborah Cacciola. D'ailleurs, si elle m'écoute, coucou Déborah ! C'était important pour moi de passer des formations comme ça chaque année. Chaque année, je me fixe des objectifs et je me dis : « Voilà, aujourd'hui, je veux… » Parce que je note tout, tous mes objectifs. Et je sais déjà, pour l'année prochaine, en 2021, les formations que je vais faire. Pour moi, c'est très, très important de toujours anticiper les choses et de se dire qu'il faut impérativement que je sois dans les nouveautés, dans les tendances, etc. C'est pour ça que chaque année, je me forme. Et ça, pour moi, c'est essentiel.

04:19Le marketing appliqué aux photographes

Anthony : Et tu continues à te former en marketing aussi ? Ou c'est purement photo ?

Audrey : Oui, en marketing aussi, c'est très important. Comme je te disais, quand je forme mes élèves, je ne veux pas les former en théorie. Mais le fait d'apprendre de nouvelles techniques théoriques me permet, tout simplement, de les tester et de pouvoir leur dire… Enfin, je leur fais gagner du temps, parce que je leur apporte tout sur un plateau… Je ne dis même pas d'argent, c'est un plateau d'or. Parce que moi, il faut dire ce qui est, je galère à tester ces techniques-là. Et ça leur permet, aux filles et aux garçons, majoritairement, j'ai beaucoup de filles, mais j'ai aussi des garçons, que je leur explique vraiment : « Par rapport à ta situation sur le terrain, ça, ça va fonctionner pour telle et telle raison. » Je leur apporte vraiment quelque chose de concret.

Je ne leur dis pas : « Alors, il faudrait peut-être faire ça, ou peut-être faire ça. » Non. Par rapport à la situation dans laquelle se trouve le photographe, je vais lui expliquer que ce serait intéressant de faire telle et telle chose. Parce qu'on est d'accord, dans toute formation que tu passes, tout n'est pas bon à prendre. Il y a des choses auxquelles un photographe va s'identifier, il va se dire : « Ouais, ce qu'a dit Audrey, franchement, c'était hyper pertinent. Je me vois bien utiliser cette technique-là. »

Mais à l'inverse, je te donne un exemple, l'exemple des parrainages : il y a des photographes qui me disent : « Non, franchement, Audrey, je ne me vois pas du tout faire du parrainage, ça ne m'intéresse pas, ça ne me parle pas, ce n'est pas moi. » OK, donc l'objectif, c'est de trouver une solution que le photographe puisse mettre en place pour augmenter son portefeuille client, par exemple, ou fidéliser sa clientèle. Tu vois ce que je veux dire ?

Anthony : C'est marrant, parce qu'en t'écoutant, je me rends compte que nos métiers, à toi et à moi, sont bien sûr complètement différents. Moi, je suis développeur, je fais de l'informatique ; toi, tu fais de la photo et tu formes en marketing. Mais au final, il y a une grosse similitude. Moi, je développe un outil qui existe pour des métiers généralistes. Tu pourrais très bien utiliser un outil qui n'est pas Fotostudio, qui ne s'appelle pas Fotostudio, mais qui est un outil de gestion pour tout type de métier. Mais j'ai fait une version super spécialisée qui répond aux vrais besoins des photographes. Et toi, au final, en marketing, c'est pareil : tu peux très bien voir des principes de marketing globaux, mais tu vas vraiment former tes étudiants à des techniques spécifiques au métier de photographe. Donc ça, c'est top, c'est super.

Audrey : C'est bien. Et ce qui est intéressant dans ce que tu dis, c'est que concrètement, je pourrais former n'importe quelle personne en marketing. Concrètement, le marketing, ça s'applique à tout. Mais j'ai voulu impérativement avoir cette spécialité-là, vraiment dans le marketing appliqué. J'insiste bien sur le marketing appliqué : ce n'est pas de la théorie que vous allez apprendre avec moi.

Et c'est ce que les filles me disent, ou les hommes, le peu d'hommes qui viennent me voir, parce que ce sont quand même principalement des photographes spécialisés grossesse et nouveau-nés, il faut le dire, et en Europe, il n'y en a pas beaucoup. Donc quand les élèves viennent me voir, elles me disent : « Franchement, Audrey, ce qui est bien, c'est que vu que tu es photographe comme nous, les galères que nous, on connaît, tu les as connues. » Mais oui ! Il ne faut pas croire que parce que je suis formatrice en marketing, je n'ai jamais eu de galères et que tout a été très fluide. Au contraire. Ce que j'ai pu, moi, me ramasser, ça vous évite, vous, de vous ramasser à un certain moment. Tu comprends ?

Et c'est important, parce que j'ai des photographes confirmés, mais j'ai aussi des photographes débutants. Et ça, pour moi, c'est chouette, parce que peu importe à quelle étape tu te trouves dans ta vie professionnelle, tu es amené à un moment donné à devoir faire du marketing. C'est obligé. Par exemple, tu n'as pas forcément de problème en soi à trouver des clients, etc., mais j'ai des élèves qui me disent : « Écoute, Audrey, ça fait 5 ans, 8 ans, 10 ans que j'ai ma société. Aujourd'hui, je rencontre tel problème. Je ne sais pas, je ne m'éclate plus, je ne comprends pas. » Il y a plein de facteurs qui font que. Et mon objectif, ça va être justement de comprendre leurs problématiques pour, tout simplement, les prendre un petit peu par la main et les remettre dans le droit chemin. Je le vois vraiment comme ça.

Pour moi, c'est très, très important. C'est d'ailleurs une de mes missions les plus importantes, parce que j'ai deux missions. La partie photo, c'est de pouvoir créer des souvenirs de famille grâce à mes images. Ça, c'est vraiment ma première mission, comme une mission de vie. C'est vraiment le cas de le dire. Et ma mission dans la partie formatrice, c'est d'apporter mon savoir-faire en marketing pour aider à réussir tous ces photographes qui viennent me voir, pour qu'ils puissent, tout simplement, vivre de leur passion. Parce qu'aujourd'hui, ce n'est pas évident. C'est un leurre de se dire que c'est simple et facile.

09:26Le travail régulier et l'importance d'écrire ses objectifs

On voit la grosse partie de l'iceberg. Moi, j'adore cette image qui circule beaucoup sur les réseaux sociaux, où on voit ce gros iceberg et où on se dit : « Waouh, c'est très tentant, c'est merveilleux. » Oui, c'est vrai. Mais il faut voir aussi tout ce qui est en dessous, c'est-à-dire toutes les étapes par lesquelles nous, photographes, on est passés pour pouvoir y arriver. On n'est pas arrivés là en claquant des doigts et en se disant : « Franchement, c'est trop facile. » Tout ce qui découle de la réussite des photographes, c'est que derrière, ils se sont battus. Ça, c'est clair, net et précis.

Anthony : Très clair. Le travail de longue durée, je veux dire, jour après jour, continuer à évoluer. Sans devoir spécialement travailler des dizaines d'heures par jour, mais se dire : « Chaque semaine, j'ai consacré X heures à mon marketing pour progressivement arriver à atteindre mes résultats et évoluer. » Et à terme, le travail régulier finit toujours par payer.

Audrey : J'allais te le dire : le travail, ça paye. Tu sais, je vais t'expliquer une chose. Je parle beaucoup avec des photographes, que ce soit des photographes confirmés ou des photographes qui ont eu cette évolution. Et pour ça, j'ai le nez fin. J'arrive à repérer les photographes qui vont réussir. Parfois, j'ai eu des photographes qui exerçaient depuis quoi, un an, un an et demi, et généralement, je leur dis : « Toi, tu iras loin. » Je le sens, c'est la niaque que tu peux avoir, cette envie de pouvoir y arriver. Bien sûr, il y a tout un travail derrière, la confiance en soi, etc., qui est très, très important.

Mais toutes ces photographes qui ont réussi à un moment donné, je leur ai vraiment posé la question, et ça peut être des photographes très diverses, même européennes. Je leur dis : « Qu'est-ce qui a fait qu'aujourd'hui, tu en es là ? » Et toutes, elles me répondent la même chose : « Tu sais, Audrey, j'ai travaillé dix mille fois plus que les autres. » C'est-à-dire qu'au lieu d'être sur les réseaux sociaux, c'est vrai qu'on est tenté d'être systématiquement sur le portable, etc., « au lieu d'être là, tu sais, Audrey, moi, j'étais sur YouTube, je mangeais des tutos, des tutos, des tutos pour arriver à faire telle photo, avec telle retouche, parce que je voulais impérativement y arriver. » Il n'y a pas de secret.

Je sais qu'il y en a qui vont m'écouter et qui vont me dire : « Ouais, mais ce n'est pas vrai, pas tout le temps, etc. » Mais je t'assure que si. Je t'assure qu'à un moment donné, si tu notes les choses… Parce que ça, c'est la clé : il faut noter ce qu'on veut. Souvent, la plus grosse erreur, c'est qu'on se dit : « Ah oui, mais moi, j'ai mon objectif. Si, si, franchement, je l'ai en tête. » « Est-ce que tu l'as noté, concrètement ? » « Ben non, je ne l'ai pas noté, parce que je l'ai là. » « Ouais, OK. » Tu l'as dans ta tête, mais en fait, tu es en train de me dire que tu as tout dans ta tête. Chapeau ! Si tu arrives à retenir toutes les idées que tu as par jour et que tu arrives à les mettre en place, moi, franchement, j'applaudis, parce que moi, je ne sais pas faire.

Et tu te rendras compte, quand je dis « tu », c'est aux personnes qui vont m'écouter que je m'adresse ; je ne dis jamais « vous », je dis toujours « tu », tu te rendras compte qu'en notant les choses, tu vas pouvoir y arriver trois fois plus vite. Au lieu de te dire dans ta tête : « Ouais, là, il faut que je fasse ça, ça, ça », et en fait, tu as 36 millions de choses… Ben non, note-toi peut-être trois choses à faire dans le mois, et fais-les. Et tu verras que tu avanceras trois fois plus vite et que tu vas cartonner. Parce que tu vas te rendre compte qu'au fur et à mesure, tu vas avancer, tu vas te dire : « OK, ça, c'est fait, c'est noté. » Et tu vas avancer, avancer, et tu vas te dire : « Ouais, c'est cool. Les idées que je note, je les mets vraiment en pratique. » Et ça, c'est important.

Anthony : C'est clair. Et pas non plus en mettre trop… Souvent, quand on commence à faire des to-do lists et à mettre sur papier ce qu'on veut faire, on veut souvent faire trop. On se dit : « Voilà, je suis super motivé aujourd'hui, donc demain, je veux faire ça, ça, ça, ça. » On se met une cadence d'enfer, et au final, tu te rends compte que tenir la route avec autant de choses à faire tous les jours, ça devient impossible. Tu termines ta journée un peu démotivé, à te dire : « Ah, je n'ai pas réussi à atteindre mes objectifs du jour », et donc tu te mets déjà du retard pour le lendemain, etc. Comme tu dis, c'est fixer quelques objectifs et travailler dessus au quotidien pour y arriver. Je pense que c'est effectivement le mieux, c'est clairement l'idéal.

Audrey : Mais bien sûr, mais bien sûr. Ça, c'est très important.

13:50Se démarquer grâce à son univers

Anthony : Super. Alors, est-ce que tu as atteint, toi, un stade du Graal, j'ai envie de dire ? Tu es photographe quand même depuis assez longtemps : est-ce qu'aujourd'hui, tu peux te dire : « Je me repose un peu sur mes lauriers, en tout cas en termes de communication, parce que je sais que je suis assez connue et j'ai des clients qui viennent un peu tout seuls, sans que je fasse spécialement du marketing proactif » ?

Audrey : Alors, c'est une bonne question que tu me poses. Tu vois, regarde, je suis en train de regarder au loin. Ça m'inspire, ce que tu dis. Je vais pouvoir te répondre de deux façons.

Première façon : ma spécialité dans le milieu de la photographie, je t'ai dit que c'était tout ce qui a trait à l'enfance, mais je me suis vraiment démarquée dans tout ce qui est création d'univers. Pour ceux qui ne me connaissent pas, allez sur ma page « Photography by Audrey », tout avec un Y. Il y a quelques années, en France, je dis bien, ça n'existait pas. On était peut-être deux, trois à avoir sorti à peu près en même temps ces fameuses créations d'univers, mais c'était principalement sur du Noël. Principalement du Noël. Et j'ai pris la décision, puisque j'avais la possibilité de le faire dans mon studio, de faire des créations d'univers, mais à l'année.

C'est-à-dire que quand mes clients viennent, et c'est comme tu dis, ils viennent parce qu'ils ont vu de la lumière. Moi, je n'ai pas de clients qui me disent : « Je recherche un photographe pour mon bébé. » Je n'ai pas de clients qui me disent ça. Mes clients me disent : « Je vous connais par le biais d'untel », ou « J'ai fait des photos il y a tant d'années », ou « En regardant les réseaux sociaux, je suis tombée sur votre page et j'ai adoré l'univers. » C'est vraiment très, très ciblé.

Mais ça découle du fait que, comme tu l'as si bien dit, les années d'expérience ont fait que je me suis construit ces réseaux-là. Je ne suis pas arrivée comme ça, je n'ai pas eu la chance que du jour au lendemain, les gens se ruent directement. Non, ça a été un travail de longue haleine. Et je rejoins ce que disait Joannie quand tu l'as interviewée : elle disait que c'était important de pouvoir trouver son identité. Mon identité, je l'ai trouvée très rapidement, parce que je voulais quelque chose qui me ressemble vraiment, qui soit vraiment moi, que quand on regarde mes photos, on se dise : « Ça, c'est Audrey. » Et aujourd'hui, les clients me le disent : « Il y a plein de photographes, mais quand on regarde tes photos, il y a ce petit truc, cette petite magie qui fait qu'on sait que c'est toi. »

Et c'était très, très important pour moi de pouvoir conserver ça. Même quand je fais mes séances de Noël, etc., on ne me force pas à faire mes séances de Noël, je me dois impérativement d'avoir une belle qualité pour mes clients, jusqu'au bout des doigts, jusqu'au bout de mes séances photo. Je m'arrache pour mes clients, parce que pour moi, c'est important. Et si on en est là aujourd'hui, il faut le dire à tous ceux qui m'écoutent, qui me regardent, non, qui m'écoutent, c'est qu'on doit aussi notre notoriété à nos clients. Parce que sans nos clients, on ne serait rien.

Et tu le sais, Anthony, on en a déjà parlé : je suis très reconnaissante envers les gens, que ce soit dans ma partie clients, photos, ou mes partenaires, ou des gens que je rencontre autour de moi, etc. Quand on m'a aidée, quand il y a des choses qui font qu'à un moment donné, j'ai rencontré telle personne, et finalement une autre personne grâce à celle-là, moi, je suis toujours reconnaissante.

17:39L'histoire du château d'Orleix

Et là, je vais parler effectivement du château d'Orleix. Je crois que personne ne me connaît maintenant sans ce château, parce que le château d'Orleix m'a beaucoup aidée, et Béatrice et Patrick ont été deux personnes déclencheurs de ma réussite. Donc c'est important pour moi de systématiquement les citer, parce que sans eux, j'y serais arrivée, mais pas de la même façon, peut-être pas aussi vite. Tu vois ce que je veux dire ? J'y serais arrivée, parce que tu sais, je suis quelqu'un qui a beaucoup de peps, qui est très dynamique, je suis très déterminée, c'est mon caractère. Mais je suis très reconnaissante envers les gens qui m'aident, et je les aide aussi à mon tour, etc. La gratitude, pour moi, c'est important.

Anthony : C'est clair. [inaudible] Après, il n'y a pas de hasard non plus : tu as rencontré ces personnes-là parce que tu as été proactive aussi, parce que tu étais ouverte à la discussion, à la rencontre avec de nouvelles personnes, et ça t'a amenée à rencontrer ces personnes-là. Alors, tu parles du château : pour ceux qui ne connaissent pas, je suppose que tu fais des photos là-bas, et que ça t'a permis d'avoir un décor encore plus impressionnant qui t'a fait connaître aussi ? Ça t'a apporté quoi exactement, cette rencontre ?

Audrey : C'est une bonne question. En fait, c'est Béatrice, la propriétaire du château, qui m'avait reçue la première fois. Quand elle m'a reçue, je lui ai expliqué ce que je faisais. J'avais un couple qui était intéressé pour faire des photos, et elle m'a dit : « Écoute, pas de souci, viens faire les photos. J'ai l'habitude de voir des photographes, tu viens, tu shootes, et voilà. »

Et ce qui a fait que finalement, elle s'est peut-être intéressée à moi aussi, ça paraît tout bête, mais ça va peut-être vous donner des idées, c'est que je lui ai montré les photos que j'avais réalisées dans son château, et j'ai pris le temps. J'ai pris le temps, parce que je suis quelqu'un qui est comme ça : j'aime bien discuter avec les gens, je trouve que c'est sympa et ça permet d'avoir une vraie discussion. J'aurais très bien pu shooter, « merci beaucoup, au revoir », comme la grande majorité, puisque ça faisait des années que ça fonctionnait comme ça. Et elle m'a dit : « Écoute, ton univers, il est particulier et je l'aime beaucoup. J'aime bien ce que tu fais, j'aime bien ton style, et ça m'intéresse de fonctionner avec toi. »

Au fur et à mesure, on a beaucoup parlé, il y a un lien qui s'est créé entre nous. Et pour la petite histoire, un jour, ils m'ont fait la surprise. Déjà, Patrick m'en avait parlé, il m'a dit : « Écoute, Béa voit bien que tu t'arraches, tu postes systématiquement le nom du château d'Orleix à chaque fois que tu fais tes publications. » Je jouais vraiment le jeu, tu vois. Mais je ne le faisais pas dans l'intention d'obtenir quelque chose, je ne suis pas comme ça. Je me suis dit : « C'est sympa, ils ont été sympas de m'autoriser, parce qu'ils auraient très bien pu me dire non. Pour les remercier, je les cite systématiquement. » Et ça a eu un impact pour eux, parce qu'ils ont été sensibles à ça.

Et Patrick m'a dit : « Tu vois, il y a beaucoup de photographes qui viennent, mais Béatrice veut faire de toi la photographe exclusive. » Là, c'était le truc de fou pour moi, je me suis dit : « Waouh, trop bien ! » Vraiment exclusive, ce n'était pas rien, ça voulait dire que là, je mettais vraiment un pied dedans. Ça a été le premier pas.

Et puis deuxième pas : quand ils ont vu que j'étais vraiment à fond, tout le temps au taquet, etc., ils m'ont fait un jour une surprise. On est montés au deuxième étage, dans une pièce où il y avait beaucoup de choses, et ils m'ont dit : « Écoute, imagine-toi tout vide. » J'ai dit oui. « Est-ce que ça t'intéresse qu'on mette ton studio là ? » Alors là, j'avoue, je revois encore la scène, je te jure, j'en ai encore le palpitant rien que d'en parler, parce que ça m'a beaucoup touchée. Et là, je me dis : « Non, mais ce n'est pas vrai ! » « Mais si, si, ça t'intéresse ou pas ? » « Ah ben ouais, carrément ! » Je me suis dit : « Attends, trop bien, qui pourrait rêver de mieux ? »

Alors peut-être qu'il y en a que ça ne ferait pas rêver, un château, j'en sais rien. Bon, moi, ça me faisait rêver. Je me suis dit quand même : « T'imagines, des clients que tu fais venir, tu rentres dans un parc, tu as l'allée de platanes, tu te gares, tu n'as même pas besoin de payer le parking, etc., et on t'ouvre les portes du château. » Franchement, c'est beau ! Donc là, j'étais forcément super méga contente et j'ai vécu cette expérience vraiment unique pendant cinq ans, quasiment six ans.

Et après, malheureusement, les aléas de la vie font qu'ils ont voulu vendre le château. Et quand ils ont voulu vendre le château, j'ai senti qu'il valait mieux que je parte assez rapidement, parce que si le château se vendait vite, il fallait que je puisse assurer pour mes clients quand même. Mais ce n'était pas des moindres, parce que quand tu quittes le château, il faut que tu trouves trois fois mieux. Je ne pouvais pas partir dans quelque chose qui était improbable pour mes clients. J'avais quand même un confort au château qu'il fallait qu'ils retrouvent, voire mieux. Tu vois ce que je veux te dire ?

Anthony : C'est clair.

Audrey : J'ai mis un an. J'ai mis un an et je le dis, c'est grâce à Béatrice, qui m'a donné une info importante, qui m'a mise en lien avec une personne… Grâce à elle et grâce à Patrick, j'ai réussi à trouver le lieu où je suis aujourd'hui. Voilà.

Anthony : C'est génial, parce que ça colle complètement avec ce que tu me disais. Toi, ta spécialité, c'est d'écrire un peu des univers, etc. Là, le monde du château, ça donne aussi une histoire à raconter. Ça racontait quelque chose. C'était quelque chose à vendre aussi à tes clients : « Venez faire des photos dans un château. »

Audrey : Ah oui, là, complètement. J'avoue que quand je leur disais ça, ils me disaient… Et c'est marrant, parce que ça m'a vachement collé à la peau, cette étiquette-là, parce qu'après, je l'ai voulue : j'ai mis toute ma communication dessus. Donc c'est normal. Aujourd'hui, ça fait quand même quasiment trois ans que je ne suis plus au château, et on me dit encore : « C'est toujours au château, c'est ça ? » C'est rigolo, parce que je suis à 30 secondes du château, je ne suis pas partie bien loin.

Et c'est vrai que cette commune d'Orleix, c'est une commune qui est hyper sympathique, les gens se connaissent. C'est vraiment les petites communes, tu sais, où on se dit encore bonjour entre voisins. Ça ne se fait plus, ça, ça n'existe plus. Mais chez nous, ça existe encore, c'est vachement sympa, et je suis très contente d'être restée dans ce cocon.

Anthony : Super. Écoute, c'est cool, on connaît un peu plus ton histoire et je trouve ça vraiment intéressant de voir l'histoire de chacun. Merci d'avoir partagé ça.

Audrey : Avec plaisir.

24:22Formations, confinement et l'art d'anticiper

Anthony : Alors, pour revenir justement sur la partie plutôt marketing : je sais que tu donnais avant le Covid des formations en présentiel. Je pense que le Covid a un petit peu changé les choses. Qu'est-ce qui s'est passé à ce niveau-là pour toi ?

Audrey : Au niveau des formations, comme je te disais, ça fait huit ans que je forme. Pour expliquer un peu la chronologie des choses, j'ai commencé par les formations one-to-one. Je me suis rendu compte que beaucoup de photographes avaient ce besoin d'apprendre. Comme je te disais tout à l'heure, peu importe l'étape, à un moment donné de ta vie professionnelle, tu as besoin de connaître le marketing. Certains le font un peu naturellement, mais à un moment donné, ils me disent : « Franchement, j'ai tâtonné un peu partout, mais j'arrive au bout de mes connaissances et j'ai besoin d'aide. » C'est souvent cette démarche-là.

Le one-to-one, je l'ai fait pendant à peu près deux ans, si je ne me trompe pas. Puis un jour, on est entrées en contact avec Joannie et on s'est dit : au lieu de former l'une à côté de l'autre, ce serait mieux de fonctionner différemment et de s'unir, tout simplement. Donc on a décidé de s'unir et on a fait pendant cinq ans des workshops. On était très contentes de pouvoir unir ce côté formation naissance que fait Joannie et ma partie marketing, parce que ça se rejoignait finalement. Ça, c'était important, et on a créé ces workshops-là pendant cinq ans.

Après, j'ai pris la décision de faire une tournée en France, parce que ça me plaisait bien. Tu sais, moi, je suis une ancienne commerciale et j'aime bouger. J'avais eu pas mal d'élèves qui m'avaient contactée en me disant : « Audrey, qu'est-ce que ce serait bien que tu viennes dans cette région ! », etc. Puis j'ai eu l'idée, je me suis dit : pendant un an, pourquoi pas faire ça, et puis après, voir. Ce n'est pas figé.

Je pars toujours du principe que j'aime mon métier et que je le fais avec passion, que ce soit dans ma partie client ou dans ma partie professionnelle avec mes élèves. Je suis une grande passionnée, mais le jour où je n'ai plus ce truc qui m'anime, je préfère arrêter plutôt que de forcer le truc et de se dire « allez, on continue, on continue ». Non, moi, je le fais parce que je le fais avec envie et parce que ça me fait kiffer. Voilà, la chronologie s'est passée vraiment comme ça.

Et après, il y a eu ce fameux confinement que nous avons vécu, qui n'était forcément pas du tout prévu. Ça a été une grosse surprise, mondialement, parce que personne n'aurait cru qu'on aurait été tous dans le même bateau. Et finalement, il a fallu s'adapter. Je voyais tellement de photographes au fond du seau, je me suis dit : « Ce n'est pas possible, qu'est-ce qu'on peut faire pour pouvoir les aider ? »

J'en ai beaucoup parlé à Louva, qui est coach en développement personnel. Ça faisait très longtemps qu'on voulait l'intégrer au workshop, mais il a beaucoup de travail, donc on n'avait pas pu l'intégrer avant cela. Et là, je lui ai dit : « C'est le moment ou jamais, il faut que tu viennes les aider, s'il te plaît. » Parce que je pars du principe que chacun a sa spécialité. Quand on me parle de confiance en soi, d'envie, de pouvoir oser faire les choses, ça dépasse mes compétences, parce que ce n'est plus du marketing. Là, on passe vraiment en développement personnel, et il faut des gens qui sont vraiment qualifiés pour cela.

Louva se présentera une autre fois, mais aujourd'hui, on peut m'arrêter si je me trompe, je n'ai pas vu en Europe un coach spécialisé dans le développement personnel qui soit vraiment axé sur les photographes. Je n'en ai pas vu, et je trouvais ça tellement dommage. Parce qu'aujourd'hui, le fait de pouvoir avoir quelqu'un qui va t'expliquer, pour la confiance en soi, d'où ça démarre… Souvent, on me dit : « Oui, mais moi, je n'ai pas confiance en moi, je ne sais pas quoi faire », etc. Et je dis : « Mais là, ce n'est plus ma partie. » Donc systématiquement, je les guidais vers Louva.

Et lors du confinement, j'ai créé, peut-être que vous en avez entendu parler, les capsules de formation. À la base, ce sont des capsules marketing que j'ai créées. Et c'est assez rigolo, puisqu'il y a plein de photographes qui sont venus me voir, dont Déborah, Noria, et qui m'ont dit : « Mais c'est génial ton concept ! » On voit que les filles, enfin, je dis encore les filles, mais les filles et les garçons, sont à fond. Ça a beaucoup plu parce qu'il y avait un concept nouveau, le côté en ligne. On n'en avait pas l'habitude, il faut dire ce qui est, puisqu'on était tout le temps en train de se déplacer. Et là, enfin, tu pouvais ne pas te déplacer et avoir des connaissances qui vont te servir toute ta vie, concrètement.

Ça a été vraiment quelque chose d'extraordinaire, parce qu'on a senti, avec tous les formateurs qui ont formé avec moi, qu'on a vraiment aidé ces photographes. On les a aidés et on les a bien poussés pour les booster. Parce qu'il faut dire ce qui est, quand tu te retrouves pendant deux mois… Je ne sais même plus combien de temps on a été confinés, parce que j'ai bossé pendant les deux mois, deux mois et demi, je ne sais même plus.

Du coup, c'était important de pouvoir, comme je te disais, avoir un plan A, un plan B, un plan C. Les photographes que j'ai formés là, par exemple, si on a un deuxième confinement, ils sont préparés. Parce qu'on n'est pas à l'abri d'un deuxième confinement, il faut dire ce qui est. On ne sait pas ce qui va se passer. Donc l'objectif, c'est de toujours anticiper les choses.

Je vais te donner un exemple : les boutiques de prêt-à-porter. Essaye de regarder comment elles fonctionnent : elles anticipent toujours leur collection six mois à l'avance. Ce n'est pas vrai, Anthony ?

Anthony : Tout à fait. Je te crois sur parole.

Audrey : Six mois à l'avance, ils anticipent. Je parle en connaissance de cause, parce que j'ai bossé dedans à mes débuts. Et je trouvais ça impressionnant. Concrètement, par exemple, je bossais dans un surf shop où ils proposaient toutes les marques, Quiksilver, Billabong, etc. Et les marques venaient en amont, d'accord ? Elles venaient en amont proposer leur collection : on était en plein été et on regardait les manteaux d'hiver. Parce qu'on anticipait déjà : on n'était même pas encore en été qu'on parlait déjà de l'hiver d'après.

Et en tant que photographe, c'est pareil. À un moment donné, tu anticipes les choses pour pouvoir y arriver. Et si tu n'anticipes pas, à un moment donné, tu te retrouves face à quelque chose où tu te dis : « Ben mince, je pensais y arriver, mais je ne comprends pas pourquoi je n'y arrive pas. » Mais si tu avais anticipé, tu y serais peut-être un peu mieux arrivé. Voilà.

Anthony : Donc ça veut dire que dans tes capsules, tu as eu une formation qui était plutôt consacrée à ça, ou non ? Tu dis que maintenant, ceux qui ont suivi la formation sont prêts à ça ?

31:47Fixer ses prix et vendre avec ses tripes

Audrey : Oui, tu as raison, Anthony, parce qu'il y avait plusieurs capsules. On a sorti quand même dix capsules, dont sept de marketing… Je dis n'importe quoi : c'est douze capsules, pardon, dont sept de marketing. Excuse-moi.

Et c'est vrai que dans ces formations-là, il y a plusieurs choses qui se rejoignent. On apprend par exemple à augmenter son portefeuille client, on apprend aussi à calculer ses prix, parce que c'est quand même un peu la base, et souvent, beaucoup de choses en découlent. Quand je vois des photographes qui sont proches du burn-out, ce sont des choses comme ça qui font qu'à un moment donné, ça te fait réagir. Parce que tu te dis : « Pourquoi j'en suis arrivée là, concrètement ? » Ça découle peut-être du fait que tu n'étais pas alignée par rapport à ce que tu veux, toi, à tes valeurs. Ça, c'est la partie de Louva, je lui laisserai en parler.

Est-ce que tu es en accord avec les prix que tu veux vraiment au fond de toi ? J'en vois souvent, des photographes qui ne sont pas alignés par rapport à ça, qui me disent : « Non, moi, Audrey, je veux être vraiment une photographe qui attire une certaine clientèle. » « OK, d'accord. Est-ce que tu peux me dire aujourd'hui si tu as la clientèle que tu veux ? » « Non, j'en suis loin. » « Et pourquoi ? » Et je t'assure, c'est souvent : « Oui, mais attends, moi, je ne peux pas faire ça parce que je ne m'appelle pas… » Allez, je sais que Déborah va me dire « Oh, Audrey, arrête ! » « …je ne m'appelle pas Déborah Cacciola. »

Et quand j'entends ça, je leur dis : « Mais ce n'est pas une question de s'appeler untel ou untel. C'est une question de la confiance que tu peux avoir en toi-même par rapport à ton travail. Si tu estimes, toi, que ton travail vaut ce prix-là, ton client sera convaincu. » Mes élèves, je les confronte, je leur dis : « Voilà, tu me proposes telle prestation. Si tu étais tes clients, tu prends ou pas ? » Alors, c'est brut de décoffrage, la façon dont je leur dis. Après, c'est mon caractère, je suis comme ça. Souvent, on me dit : « Au moins, avec toi, Audrey, c'est blanc ou noir, il n'y a pas de demi-mesure. »

Mais au moins, cette approche-là que j'ai avec eux, ça leur permet vraiment de se dire : « OK, par rapport à ce qu'elle m'a dit, Audrey a raison. Si je me mets à la place du client et que je regarde l'offre que j'ai faite actuellement, ben non, je ne suis pas sûre de la prendre. » Ou alors j'entends : « Ben… » Alors ça, quand j'entends « ben », déjà, je dis : « C'est mort. » « Ben », ça veut dire « c'est non ». Tu ne dois pas hésiter. Si toi, tu hésites, ton client va hésiter, c'est sûr à 10 000 %. Tu comprends ? C'est hyper important.

Quand je crée des événements 100 % femmes, je sais à 10 000 % qu'en une semaine maximum, j'ai booké, j'ai rempli. Parce que je sais ce qui va en découler, de l'événement 100 % femmes. Mais ça, il faut le comprendre. Moi, je l'ai vécu avec Noria, le fait de m'être fait shooter, etc. Si tu ne le vis pas au fond de toi, tu n'en parles pas avec tes tripes. Et ça, le client, il le ressent.

Moi, quand je parle d'événements 100 % femmes, je l'ai vécu, je sais ce que c'est. C'est une renaissance. On est maman, donc on a tendance à tout le temps… Forcément, c'est normal, avec nos enfants, avec le travail aussi, qui prend beaucoup, beaucoup de place. Mais pas que : la maison, les chiens… Il y a plein d'aléas qui font qu'on prend beaucoup de temps pour les autres, mais finalement peu pour soi. Eh bien, pour une fois, on prend le temps pour soi. Et ce sont des mots qu'il faut trouver pour pouvoir toucher tout simplement les personnes à qui tu t'adresses. C'est une partie qu'on oublie.

35:55Le message, la concurrence et l'authenticité

Anthony : Non, écoute, c'est top. C'est une partie qu'on oublie souvent. Les gens, en général, quand ils pensent au marketing, ils se disent : « Ouais, j'ai fait du référencement, j'ai fait des pubs Facebook. » Mais ils oublient que le marketing, c'est avant tout le message que tu veux faire passer à ta cible. C'est-à-dire : « Moi, je ne veux pas toucher tout le monde. D'abord, qui est-ce que je veux toucher comme cible, et quel est le message le plus idéal pour toucher ces personnes-là ? »

Je prends un exemple avec Fotostudio. Quand j'ai créé Fotostudio il y a deux ans… Mon épouse est photographe, donc je connaissais les photographes, mais je ne les connaissais pas comme je les connais aujourd'hui.

Audrey : Bien sûr.

Anthony : Quand j'expliquais Fotostudio, quand je le décrivais à un photographe, je n'employais pas les mots que j'emploie aujourd'hui, parce qu'aujourd'hui, je connais beaucoup mieux les photographes. Je sais à quoi ils réagissent, je sais à quoi ils sont sensibles et je sais ce qui leur parle. Et ça, je pense que chacun doit le faire. On est un petit peu dans un monde où le copier-coller existe, et c'est vite fait de se dire : « Oh, moi, je suis fainéant, je n'ai pas envie d'écrire mon propre texte… » On oublie que, plutôt que de copier-coller le texte de quelqu'un d'autre et de l'adapter, on se vend soi-même déjà dès les mots qu'on écrit, quand on parle. C'est important d'avoir un message adapté, et on oublie que c'est déjà du marketing. Les gens ne pensent pas que ça, c'est déjà du marketing.

Audrey : Exactement. Et je te rejoins complètement quand tu parles de Fotostudio, qui, entre parenthèses, je le dis, est juste extraordinaire, parce que ça m'a beaucoup aidée, ça m'a fait gagner beaucoup de temps là-dessus. Et je l'explique lors de mes formations d'ailleurs, parce qu'honnêtement, on ne se rend pas compte à quel point le temps est précieux. J'insiste bien : votre temps est précieux. Après, à vous de voir ce que vous voulez faire de votre temps.

Mais je te rejoins dans ce que tu dis, parce que le fait que ta chérie soit photographe, ça nous a confortés. Quand on s'est connus, le fait que Cécile soit déjà photographe, elle sait aussi par quoi on est passés : faire des factures, envoyer des mailings à des clients… C'étaient des trucs qui prennent un temps infini. Pour les mini-sessions, mon Dieu, qu'est-ce que j'ai adoré passer par Fotostudio ! Parce que quand tu sais le nombre de clients que tu peux avoir pour les séances de Noël, tu es bien content d'avoir quelque chose entre les mains qui peut te faire gagner un temps infini.

Donc ça, pour moi, c'est vraiment le pied, quand tu parles de cela. Le fait de comprendre tes clients photographes fait qu'à un moment donné, on a envie de te faire confiance aussi, parce qu'on sait que tu sais de quoi tu parles, que tu nous comprends. Et puis tu as toute cette communauté aussi, qui est présente sur Facebook, où chacun raconte un peu son expérience, etc. Ça rebondit sur d'autres choses, et je trouve que c'est très intéressant.

Anthony : Et justement, clairement, je pense que les photographes se disent trop souvent : « Il y a la concurrence, la concurrence », etc. C'est clair que dans ce métier, il y a de plus en plus de concurrence, mais je pense qu'il y a une clientèle pour chacun au final. Ce n'est pas parce qu'il y a une photographe qui va avoir son style, qui va faire tel prix, qu'il n'y a pas de place pour une autre photographe qui va avoir un style un peu différent, une communication un peu différente et des prix différents. Je trouve que c'est important de dire que le marketing, ça commence déjà là, et qu'il faut travailler tout ça dès le départ.

Audrey : Je suis complètement d'accord avec toi, et je vais même aller plus loin dans ce que tu dis. Il y a de la place pour tout le monde, oui. La seule chose, si je peux te donner un conseil, toi, photographe qui m'écoutes, c'est vraiment de savoir te démarquer des autres photographes, et surtout d'être toi-même. Le client ressentira toujours quelqu'un qui fait semblant. Ça va peut-être durer trois ans, l'histoire. Mais à un moment donné, ça va s'essouffler, parce que de ne pas être toi-même, franchement, tu en auras marre. Tu vas jouer un rôle pendant peut-être trois ans, mais à un moment donné, tu vas t'essouffler.

Et ça, c'est la plus grosse erreur qu'on peut faire : de ne pas être soi-même. À partir du moment où tu es toi, le client le ressent, il y a une bonne synergie qui se passe et c'est fluide. Tu vois ce que je veux te dire ?

Anthony : Tout à fait.

Audrey : Vas-y, oui, excuse-moi.

Anthony : Juste pour rebondir, je pense à lui alors que ça n'a rien à voir finalement avec la discussion, mais Sébastien Roignant, qui est donc photographe mariage principalement, qui est youtubeur, formateur, etc., il a un style très particulier. C'est un peu le barbu qui fait un peu geek comme ça et qui lâche tout le temps des blagues, et il y a des gens qui vont l'adorer et il y a des gens qui vont le détester. Il ne laissera personne indifférent.

Et quand tu es toujours sur ces sites de photographes où c'est toujours un peu la même chose, sur le même ton, etc., c'est un peu dommage, parce que du coup on ne se démarque pas. La personne qui va te lire va voir ça comme un autre site de photographe, et il n'y a pas la petite différence de ta personnalité qui va faire qu'elle va se dire : « Ah, cette personne-là, ça colle vraiment bien avec ce que je veux et ça me donne envie d'aller plus loin. »

Audrey : Oui, oui. Et puis en plus, je rebondis sur ce que tu dis sur cette personne : le fait qu'il ait ce petit côté peut-être rigolo, etc., va faire que ça va plaire finalement à sa clientèle. On ne peut pas être aimé de tout le monde, et c'est ce que j'explique à mes élèves. Moi, je vais te dire, je sais qu'il y a des gens qui me détestent, mais ce n'est pas grave, parce que je ne suis pas là pour me faire aimer, je suis là pour aider. Tu vois la nuance entre les deux ?

Et à un moment donné, tu peux être photographe avec des clients qui te kiffent, vraiment c'est ça, qui te kiffent, qui te disent : « C'est génial, j'adore passer avec telle personne parce qu'elle est trop chouette, elle est rigolote, ou il est rigolo, il sort toujours des bêtises et tout, et du coup ça nous décontracte et ça passe crème. » Plutôt que d'avoir effectivement quelqu'un de conditionné, où on ne sait pas finalement… On le fait parce que tu as l'impression que tu es dans un moule.

Et tu vois, je rebondis dessus, Anthony : j'ai eu une photographe, je ne la citerai pas, qui m'avait contactée un jour et qui m'avait dit : « Écoute Audrey, je vois plein de mini-sessions, tout le monde parle de mini-sessions, elles sont toutes au taquet, machin, mais tu sais, moi, ça ne me ressemble pas. » Et je lui ai dit : « OK, ça ne te ressemble pas. Qu'est-ce que je peux faire pour t'aider finalement ? » Parce que je ne savais pas trop la finalité de la discussion. Et elle m'a dit : « Écoute Audrey, je me demande : est-ce que c'est grave ? Est-ce que c'est normal ? »

Tu vois, on en est arrivé à ce stade-là où, finalement, la pauvre, elle se demandait si c'était normal de ne pas être dans le moule. J'ai dit : « Mais si toi, ton kiff, c'est de faire tout sauf ça, ne le fais pas. Fais quelque chose qui te fait vraiment kiffer. » Alors elle me disait : « Moi, c'est un style plutôt à moi, avec beaucoup de lumière, des choses comme ça. Je ne veux pas faire des créations d'univers, je ne veux pas avoir des fonds studio, je ne veux pas ça. Je veux des choses naturelles qui illuminent le côté très lumière, etc. » Je dis : « Mais si ça, ça te fait kiffer, fais-le. Qui t'en empêche ? »

Tu sais, on est dans une société où, en fait, on est bridé. C'est vraiment le cas de le dire. Ça fait rire parce que j'ai des origines asiatiques, donc quand je dis bridé… Mais c'est ça, on nous bride, on nous dit : pour réussir, il faut faire ça. Non, pour réussir, il faut être toi-même. Il faut faire quelque chose que tu veux et que tu aimes. Et ça, ça fait toute la différence. Ça, c'est clair, net et précis.

Anthony : Top, super. Écoute, c'est pour ça que j'aime le podcast. Ce sont toujours des épisodes qui sont finalement surprenants, parce qu'on ne sait pas où la discussion va nous amener. Et de nouveau, quand tu parles de marketing, les gens vont se dire : « Ah oui, elle va peut-être me donner une technique très spécifique à mettre en place pour attirer des clients. » Ben non, ça va plus loin que ça. C'est bien plus important, parce que tout ce que tu vas faire derrière dépend justement de ces premières décisions d'image [inaudible], ça en découle donc.

43:54Communication indirecte et expérience client

Audrey : Mais bien sûr. Et puis il ne faut pas oublier aussi, tu sais, le marketing, et c'est pour ça que je vous parle de marketing appliqué, j'insiste vraiment dessus, mais vous avez aussi plusieurs types de communication. Tu as la communication directe et tu as la communication indirecte. Et l'indirecte est hyper importante. On aurait tendance à être un peu brut de décoffrage et à foncer un peu dans le tas, mais attention, il n'y a pas que ça. Il y a tout ce qui en découle derrière : la relation que tu peux avoir avec tes clients, le fait de chouchouter tes clients, de prendre soin de tes clients, d'avoir beaucoup d'empathie pour tes clients. D'accord ?

Et ça, je vous donne des infos, là. Notez, notez, notez. Je balance des petits trucs comme ça, mais quelqu'un qui est malin, il va retenir ce que je vais dire. Il va se dire : « Punaise, elle a donné des infos quand même qui étaient hyper importantes. »

Et c'est vrai qu'on ne se rend pas compte à quel point c'est important de pouvoir se mettre dans la peau de tes clients. Parce que souvent, ce que tes clients attendent, c'est d'être compris. Et souvent, les photographes disent : « Oh oui, moi j'écoute mes clients. » OK. Et quand on décortique lors de la formation, on se rend compte que non, ils n'écoutent pas vraiment leurs clients. Ils pensent écouter leurs clients, mais en fait, non. Donc il y a plein de stratégies, de techniques à mettre en place pour pouvoir vraiment bien comprendre si on est dans la bonne direction, pour pouvoir écouter correctement son client, gagner encore d'autres clients, fidéliser ses clients, etc.

Anthony : Alors moi, je suis en plein dans le cas, vu que j'ai fait quand même plusieurs séances photo avec ma femme, qui est photographe, qui adore les photos. Donc on a fait des séances photo chez plusieurs photographes avec elle, notre fille, etc.

Audrey : Bien sûr.

Anthony : Et je peux te dire que sur les six photographes chez qui on est allés, si je dois en ressortir un ou deux, je sais très bien chez qui j'irais. Et j'irais chez cette personne-là pas pour la qualité des photos finales, parce que moi, je ne suis pas photographe, donc les photos, pour moi, elles sont toutes belles. Je les trouve toutes belles, les photos qu'on a reçues. Mais je sais très bien chez quel photographe j'ai vécu une belle expérience, j'ai passé un bon moment.

Je sais bien qu'il y a les photographes chez qui je suis allé et où, au final, je fais plaisir à ma femme, je souris, et voilà, j'aimerais que ce soit terminé. Et par contre, il y a les photographes chez qui je suis allé et où je me suis vraiment amusé. Alors qu'à la base, un homme qui fait une séance photo, ça ne l'excite pas trop, j'ai envie de dire. Mais là, je peux dire que certains photographes ont réussi à créer un petit peu cet environnement et cette ambiance. J'ai vraiment passé un bon moment. Donc c'est clair que c'est hyper important. Si je dois recommander un photographe, bien sûr, je recommanderai ce photographe-là plutôt qu'un autre.

Audrey : C'est clair. Mais c'est rigolo, Anthony, parce que ce que tu dis rejoint beaucoup mon mari. Moi aussi, je suis forcément une grande fan de photos, et on a fait différentes séances photo avec différents photographes. Et c'est vrai que l'avantage des maris, c'est qu'ils ont une autre vision que nous. Nous, comme tu l'as si bien dit, on va regarder la partie technique de la photo. Et finalement, on en oublie l'essentiel : c'est d'avoir pris plaisir à partager cette expérience en famille et d'avoir ce côté naturel, la complicité qu'on peut avoir en famille, des choses comme ça.

Et tu vois, Louva, quand on avait fait la séance photo en famille, on avait eu effectivement un photographe qui est génial, qui est humainement extraordinaire et simple. Et Louva, le premier truc qu'il m'a dit, on n'avait même pas encore fini la séance, c'est : « De tous les photographes que tu m'as amenés, Audrey, lui, c'est la pépite. Parce que lui, il a compris ce qu'on veut. » On veut quelque chose de simple, on veut des photos de famille, je dis bien de famille, où on est vraiment dans notre cocon. On est très famille, nous, dans notre noyau, que ce soit côté de mes parents ou côté de mes beaux-parents. On est très, très fusionnels et on ne forme vraiment qu'un. Donc pour nous, c'est très, très important de faire ce type de séance photo. Et lui, il avait vraiment compris ça.

Et là, je te rejoins complètement, parce que tu le dis si bien : tu as fait la séance photo parce que ça lui faisait plaisir, mais tu as vraiment kiffé avec tel ou tel photographe parce que, finalement, ce photographe-là avait compris ta demande. Il avait été empathique, il avait peut-être été, je ne sais pas moi, rigolo ou rigolote, peut-être qu'elle avait mis un peu de fun, un peu de peps dans sa séance. Et finalement, tu as retenu l'essentiel : passer un bon moment. Tu as tes photos, et comme tu dis, avec tous les autres photographes, tu as eu tes photos, mais avec elle ou avec lui, tu as eu le petit truc en plus.

Anthony : Et donc au final, on en revient à ce qu'on disait : tout est lié. Parce que si tu vas chez un photographe chez qui ça se passe bien, parce que tu as été attiré par sa communication, qui était justement un peu plus [inaudible] ou quoi que ce soit, ça va coller davantage avec ta personnalité à toi. Et si tu as un photographe qui est super corporate, super carré, super perfectionniste, etc., ça ne te conviendra peut-être pas. D'où l'importance pour le photographe de communiquer dès le début de la bonne manière, d'une manière qui lui ressemble, pour attirer une clientèle qui va passer un bon moment chez lui. De nouveau, tout est lié.

Audrey : Exactement. Et on en revient à ce que tu disais à un moment donné : il y a de la place pour tout le monde. Je ne sais pas, je dis n'importe quoi : Cécile, c'est Cécile, elle est photographe, elle a sa personnalité. Audrey, c'est Audrey, elle a sa personnalité aussi. Déborah, elle a sa personnalité, Noria a sa personnalité, Fanny, c'est exactement pareil, elle a sa personnalité à elle, c'est vraiment ancré en elle.

Et en fait, ce qui fera que le client ira plutôt vers l'une ou vers l'autre, ce n'est pas que la photo. Je ne suis pas d'accord quand on dit : « Oui, mais moi, je n'ai pas des photos qui sont… » OK, d'accord, tu ne fais pas encore les photos que tu aimerais faire à la finalité de ta carrière, mais le principal, c'est : est-ce que tu t'éclates dans ce que tu fais ? Alors si tu t'éclates et que le client aime ce que tu fais, pourquoi tu te poses autant de questions ? Et on en revient encore à la confiance en soi, etc., etc. Tout est lié, tu as raison, Anthony, tout est lié. On pourrait en parler pendant des heures, et encore, je me contiens, je t'assure.

50:04Développement personnel, Anna Academy et débutants

Anthony : Justement, tu mentionnes la confiance en soi. Tu as parlé de Louva, mais ceux qui ne te connaissent pas ne savent pas que c'est ton mari.

Audrey : Oui.

Anthony : On en a parlé, il passera sur le podcast dans un prochain épisode. Tu as de nouveau dit… Il n'est pas photographe, ou il est vidéaste ?

Audrey : Ah non, il ne l'est pas du tout. C'est marrant que tu confondes, c'est marrant. Le vidéaste, c'est mon beau-frère.

Anthony : Ah, c'est ton beau-frère, d'accord.

Audrey : Mais on le confond souvent. Non, Louva, c'est le coach qui est spécialisé dans le développement personnel.

Anthony : Et tu disais qu'il est spécialisé en photographie aussi ? Je veux dire, il ne connaît pas les photographes… Enfin, c'est ce que je veux dire : évidemment, il est marié à une photographe.

Audrey : Oui, il connaît les photographes parce qu'en fait, il en a formé. Lui, il te dira mieux combien il en a formé. Principalement, comme je te le disais, au moment du confinement, parce que c'est là que tout a été le déclencheur. Mais il t'expliquera mieux que moi sa partie ; tout est lié aussi. C'est-à-dire qu'il peut très bien former, et c'est ce qu'il fait depuis des années. Il est même dans le mouv' depuis plus longtemps que moi. Donc imagine, c'est le vieux de la vieille. J'en parle comme si on avait 50 ans !

Mais c'est vrai que c'est extraordinaire, parce que tu te rends compte que tu peux vraiment aider les gens et surtout que tu peux leur rendre la vie beaucoup plus facile. Et ça, c'est la plus belle des récompenses. C'est peut-être parce que j'ai beaucoup d'empathie et que j'aime ça, je ne sais pas, mais je trouve que c'est tellement beau. Et à l'époque où j'ai commencé, on en parlait avec beaucoup de photographes, à l'époque où on a commencé, nous, en tant que photographes, on aurait tellement voulu être formés comme ça. C'est pour ça que je dis qu'on l'apporte sur un plateau d'argent, quand on a créé l'Anna Academy.

Anthony : Pardon ?

Audrey : C'est quand je veux parler très vite. Un, deux, trois : l'Anna Academy. Quand on l'a créée, on a voulu regrouper vraiment des spécialistes dans leur domaine. C'est un workshop qu'on a créé, vraiment une grosse structure, où on a voulu ramener des photographes spécialistes dans leur domaine pour pouvoir former tous ces photographes, que ce soient des confirmés ou des personnes qui viennent juste de commencer. Parce que ça, c'est important.

Et ne jamais dénigrer, ça, je mets le point dessus, parce que je sais que souvent, celles qui démarrent me disent : « Ah là là, Audrey, je n'ose pas », etc. Franchement, osez, parce que la porte est ouverte aussi aux nouvelles. Et comme je l'explique, on a tous commencé à un moment donné. Ça ne sert à rien de pointer du doigt : « Oui, mais elle démarre. » Et alors ? Tu as démarré à un moment donné, non ? Tu n'es pas arrivé comme ça en te disant : « Ah, ça y est, c'est bon, j'ai 10 ans d'expérience. » Donc ça, c'est important aussi. Je mets vraiment le doigt dessus, parce que je trouve que les personnes qui démarrent ont le droit, elles aussi, d'avoir leur chance de pouvoir se mettre dans le mouvement.

Anthony : Super. D'accord. On a fait un peu de teasing pour un prochain épisode avec Louva. Et alors, juste pour terminer : tu as mentionné l'Anna Academy, qui était venue à cause du Covid. C'est prévu de la refaire peut-être l'année prochaine, suivant comment ça évolue, ou bien… ?

Audrey : Alors, ça y est, l'Anna Academy est complète. On a clôturé, c'est bon, c'est complet, ce sera l'année prochaine.

53:31Formation à Bruxelles et conclusion

Et justement, c'est bien que tu en parles : j'ai été contactée avec Louva pour une convention qui se déroulera à Bruxelles, c'est le Dream Events. J'ai beaucoup aimé le concept quand Chris m'a contactée et me l'a expliqué. Bon, moi, je connaissais, parce que j'avais déjà regardé les vidéos, etc., qui passaient, et j'ai beaucoup aimé ce concept de formation.

Il y a une particularité dans le Dream Events : j'aime bien le fait que ce soit ouvert. Il y a plusieurs guests internationaux qui sont réunis, et ça, je trouve ça exceptionnel de pouvoir se faire former par des Américains, par des Allemands, par des Français. Moi, je suis pour le mélange, parce que je trouve que c'est très intéressant pour les photographes de se faire former aussi autrement, parce qu'en fait, on a tous notre façon de faire. Ça vous permet aussi, en tant que photographes, d'avoir de multiples informations avec des spécialistes vraiment dans leur domaine, et ça, c'est très, très important.

Et ça s'adresse aussi, encore une fois, aux photographes confirmés, mais aussi aux débutants. Ça, c'est important de le souligner. Vous pouvez être débutant et aller au Dream Events, et pouvoir faire justement l'atelier qu'on propose avec Louva. C'est un atelier unique où on a vraiment créé la partie marketing appliqué et développement personnel, parce qu'aujourd'hui, personne ne l'a fait, et je trouvais que c'était tellement dommage de ne pas avoir ces données-là. À un moment donné, tu es amené à avoir peut-être un petit coup de mou. On me le dit souvent : « Audrey, franchement, tu as été le coup de pied aux fesses. » Ben ouais, mais à un moment donné, on a tous besoin de ça. C'est vrai, mais c'est vrai.

Donc voilà, pour le Dream Events, je conseille vivement aux personnes qui soit ne connaissent pas, soit connaissent mais n'ont pas franchi le cap de venir nous voir : venez vous faire former dans cet atelier. Parce que déjà, c'est unique, on ne le refera pas forcément. C'est en janvier, c'est le 24 janvier 2021. Vous allez voir passer de toute façon un flyer à ce sujet, et vous pouvez réserver directement sur le site du Dream Events.

Anthony : Voilà, ben écoute, on se verra là-bas, parce que moi, j'y serai aussi.

Audrey : Eh oui, je sais.

Anthony : C'est cool. Tu vas monter dans le Nord, comme on dit.

Audrey : Oui, c'est ça. Ben oui, malgré que je sois très malade en avion. On me dit souvent : « Oui, mais moi, Audrey, je ne peux pas parce que je suis loin. » Alors il n'y a pas plus loin que moi, mais j'habite quand même dans le Sud-Ouest. Donc pour venir jusqu'à Bruxelles, il va falloir que je prenne l'avion deux fois pour pouvoir arriver en Belgique, en sachant que je suis malade. Donc il n'y a pas d'excuses. Quand on veut, on peut. Il faut juste s'en donner les moyens.

Anthony : Ben écoute, c'est une très belle façon de conclure cet épisode. Merci beaucoup pour ton temps et pour tout ce que tu as partagé avec nous.

Audrey : Merci à toi, Anthony, merci infiniment. À bientôt, salut.

Anthony : À bientôt, salut, salut.

Voilà, c'est déjà la fin de cet épisode. J'espère qu'il vous a plu. Pensez à vous abonner et surtout, n'hésitez pas à donner votre avis sur le groupe Facebook Fotostudio, sur groupe.fotostudio.io. Merci et à la semaine prochaine.

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